Catégorie

Accompagnement

Catégorie

La blessure d’abandon est l’une des cinq blessures de « l’âme » identifiées par la thérapeute Lise Bourbeau. Profonde et souvent inconsciente, elle impacte de nombreuses sphères de la vie, notamment les relations amoureuses. D’où vient-elle ? Comment se manifeste-t-elle ? Et surtout, comment la surmonter ? Cet article vous apporte des réponses concrètes ainsi que des pistes de solutions, notamment à travers du coaching de vie.

1. Origines de la blessure d’abandon

La blessure d’abandon trouve ses racines dans l’enfance. Elle tire son origine d’une situation traumatique majeure que l’enfant n’a pas pu absorber compte tenu de son immaturité émotionnelle ou de sentiments répétés d’abandon. Elle se caractérise par un ressenti de vide intérieur, de manque affectif profond, réel ou perçu, provenant d’un parent ou d’une figure d’attachement.

Parmi les causes les plus courantes :

  • Traumatisme originel (naissance sous X, perte d’un parent ou des deux à un très jeune âge)
  • Parents émotionnellement distants ou absents
  • Manque d’une figure d’attachement sécurisante qui peut prodiguer de l’amour à l’enfant mais pour autant ne pas parvenir à le sécuriser
  • Enfant livré à lui-même
  • Enfant ayant vécu dans les premiers mois un placement familial ou en nourrice de manière prolongée et sans que les parents puissent le sécuriser 
  • Rupture familiale (divorce, décès, hospitalisation prolongée)
  • Sentiment perçu comme un abandon avec séparation ou éloignement d’un parent, d’un frère ou d’une sœur, d’un ami proche…

L’enfant grandit alors avec une peur intense d’être abandonné, ce qui influence son comportement à l’âge adulte.

2. La blessure d’abandon : Les protections de l’ego

L’ego va alors développer des stratégies pour éviter à l’enfant de revivre cette souffrance liée à la séparation, dans une tentative de protection, en voici quelques signes :

  • Dépendance affective : besoin excessif d’attention et d’amour
  • Manque d’autonomie 
  • Manque d’estime de soi : sentiment d’être insuffisante ou de ne pas mériter l’amour
  • Peur de l’engagement et/ou de la solitude
  • Tendance à la soumission – à accepter « des miettes » 
  • Risque d’emprise et de relations avec des profils pervers narcissiques
  • Difficulté à poser des limites et à exprimer ses besoins

Ces mécanismes de défense finissent par générer encore plus de souffrance et d’insatisfaction.

3. Comment se manifeste la blessure d’abandon ?

Les symptômes de cette blessure sont variés et peuvent s’exprimer sous différentes formes :

  • Sentiment chronique de vide ou d’insécurité
  • Difficultés à vivre seul(e)
  • Comportements de surinvestissement dans les relations
  • Besoin de validation constante
  • Anxiété ou panique face à une séparation

Dans la relation de couple, ces manifestations peuvent créer un cercle vicieux d’attachement excessif et de conflits répétitifs.

4. Quels sont les effets sur la relation de couple ?

La blessure d’abandon influence grandement la dynamique amoureuse :

  • Hyper-dépendance vis à vis du partenaire : peur irrationnelle de perdre l’autre
  • Forte exigence avec beaucoup d’attentes du partenaire sensé réparé le vide ressenti pendant l’enfance et souvent toujours présent 
  • Sacrifice permanent – acceptation de l’inacceptable (Manipulation perverse narcissique)
  • Jalousie excessive et contrôle de la relation (lié à la blessure de trahison)
  • Attirance pour des partenaires indisponibles émotionnellement (blessure de rejet / Oscillation entre fusion et rupture
  • Recherche de fusion relationnelle 
  • Répétition du schéma d’abandon : j’abandonne avant d’être abandonné

Sans travail de conscientisation puis de libération émotionnelle, ces comportements peuvent mener à des relations toxiques ou insatisfaisantes. La thérapie de couple permet bien souvent d’identifier la présence de cette blessure, notamment quand le couple fonctionne en polarités inversées, l’un souffrant de la blessure de rejet, l’autre de la blessure d’abandon.

5. Pistes et solutions pour cicatriser puis guérir

Comprendre et accepter cette blessure est une première étape de cicatrisation vers la guérison. Voici quelques solutions pour amorcer la guérison :

  • Prendre conscience de la blessure et de ses impacts
  • Verbaliser ses émotions et apprendre à les accueillir pour s’en libérer
  • Apprendre à cultiver l’amour de soi
  • Développer son autonomie affective
  • Reprogrammer les croyances limitantes engrammées dans le subconscient
  • Exercices de méditation de pleine conscience (Mindfulness) et de respiration pour apaiser l’anxiété – EFT, EMDR ou Hypnose (syndrômes post traumatiques)

6. En quoi le coaching de vie peut-il aider à s’en libérer ?

Le coaching de vie est un outil puissant pour accompagner la guérison de la blessure d’abandon. Un coach aide à :

  • Prendre conscience des mécanismes de défense (dépendance affective, peur du vide et de la solitude…)
  • Déconstruire les croyances limitantes en lien avec l’histoire de vie et reprogrammer le subconscient
  • Apprendre des techniques de libération émotionnelle et développer l’autonomie dans le chemin de guérison  
  • Renforcer l’amour de soi, l’estime de soi 
  • Apprendre à poser des limites saines
  • Identifier ses « failles narcissiques » pour éviter d’être une proie pour les manipulateurs 
  • Etre capable de développer une relation amoureuse équilibrée 

Avec un accompagnement personnalisé, il devient possible de se libérer des peurs et de construire des relations plus saines.

Conclusion

La blessure d’abandon peut sembler insurmontable, mais avec une prise de conscience et un accompagnement adapté, il est tout à fait possible de cicatriser et pourquoi pas de guérir. Que ce soit par un travail personnel d’introspection ou de méditation, yoga, chemin spirituel ou par un accompagnement professionnel comme le coaching de vie, chaque pas vers la guérison vous rapproche d’une vie plus sereine et épanouie.

Prêt(e) à transformer votre relation à vous-même et aux autres ?

Commencez votre parcours de guérison aujourd’hui – Contactez moi pour prendre rendez-vous !

La blessure de rejet est l’une des cinq blessures émotionnelles et psychologiques profondes et invisibles qui peut avoir un impact durable sur la vie d’un individu. Elles sont causées par des expériences traumatisantes, des abus, pertes, violences qui entachent le lien d’amour durant les premières années. Elles se réactivent tout au long de la vie, tant qu’elles ne sont pas conscientisées et libérées. Elles sont souvent l’objet de consultations en thérapie ou coaching de vie.

1. Comprendre et guérir la blessure de rejet

Se sentir exclu, ignoré, invisible ou constamment sur la défensive dans ses relations ? Fuir dès qu’une relation devient trop intime ? Ces sensations ou comportements pourraient être le signe d’une blessure de rejet. Profondément enracinée dans l’enfance, cette blessure impacte l’estime de soi et la qualité des relations, notamment amoureuses.

Comment la reconnaître, la comprendre et surtout, s’en libérer ? Explorons ensemble cette blessure et les solutions pour en guérir.

2. Les origines de cette blessure

La blessure de rejet peut naître de situations telles que :

  • Un parent froid distant, rejetant, peu disponible ou critique.
  • Un manque de reconnaissance ou de validation de ses émotions.
  • Une impression de ne pas avoir été désiré, pendant la grossesse, à la naissance ou plus tard
  • Des humiliations ou abus répétés et/ou de la violence qui ont renforcé un sentiment d’insuffisance.

Un enfant qui se sent rejeté ne remet pas en question les figures d’autorité qui le repoussent, c’est lui même, son existence propre qu’il rejette. Ce qui a été gravé chez cet enfant victime touche son identité, avec le sentiment de ne pas être digne, légitime, ce qui le conduit une fois adulte à chercher la reconnaissance à tous prix (validation, encouragements, place, travail, renommée, statut, argent…).

3. Comment se manifeste la blessure de rejet ?

Face au sentiment d’insécurité ressenti par l’enfant qui n’a pas la maturité émotionnelle suffisante pour gérer ce qu’il ressent, l’ego met en place des mécanismes de défense, appelés aussi « masques » qui sont des stratégies de survie pour le protéger et lui éviter des troubles graves de la personnalité.

En voici quelques signes :

  • « Faux-self » : façade protectrice conforme aux attentes extérieures qui masque le « vrai self », créant un hyper contrôle de soi, un état défensif ou adaptatif en société
  • Dépendance au regard de l’autre : recherche constante d’approbation et de validation extérieure, peur de déplaire, de décevoir, d’être jugé
  • Besoin de reconnaissance sociale ou au contraire recherche d’invisibilité
  • Fuite des émotions (état dissociatif) avec refuge dans l’analyse mentale (recherche de solution, relativisation, minimisation…)
  • Stratégies d’évitement ou d’isolement : des relations trop intimes (amicales ou amoureuses), de la communication (peur des conflits) … isolement ou « sauveur » ultra disponible pour les autres s’impliquant énormément dans le travail, les activités, la famille, le sport …
  • Difficultés à exprimer ses besoins : peur d’être blessant pour l’autre ou d’être rejeté s’il ose exprimer ses ressentis, envies ou besoins
  • Autocritique exacerbée : sensation de ne jamais être à la hauteur
  • Comportements d’auto-sabotage notamment dans les relations qui impliquent une intimité relationnelle et émotionnelle
  • Sentiment de culpabilité avec des difficultés à se choisir, à se prioriser pour vivre pleinement l’amour

4. La blessure de rejet dans la relation de couple

Dans la relation de couple, cette blessure crée des schémas toxiques : 

  • Une certaine distance relationnelle et émotionnelle vis à vis du partenaire 
  • Un besoin excessif de validation : attente constante d’attention et d’affection, attitude enfantine
  • Un évitement de la communication : peur des conflits, que l’autre s’éloigne (le rejette)
  • Des stratégies toxiques : longs silences, fermeture émotionnelle,  ghosting (interruption de la relation sans prévenir ni communiquer) , mensonges et gaslighting (déformation de l’information qui est une forme de manipulation mentale)  
  • Une difficulté à poser des limites : peur d’être mal considéré, de décevoir 
  • Une attirance pour des partenaires distants : renforcement inconscient de la blessure – moins de risque de s’attacher et de souffrir 
  • Un manque d’engagement relationnel et de présence à l’autre et ses émotions 

Comment guérir de la blessure de rejet ?

Heureusement, il est possible de s’en soulager voire de s’en libérer avec un travail personnel et des actions concrètes :

  • Prendre conscience de ses schémas : observer ses réactions face aux situations de rejet
  • Travailler sur l’estime de soi : pratiquer l’auto-compassion et l’affirmation de soi
  • Exprimer ses ressentis / émotions : oser dire ce que l’on ressent sans peur du jugement 
  • Reprogrammer son inconscient : utiliser des techniques comme l’EFT, la visualisation ou la méditation guidée.
  • Se faire accompagner : un coach de vie peut être un allié précieux dans ce cheminement.

5. En quoi le coaching de vie peut-il soulager ?

Un coaching de vie peut vous aider à :

  • Prendre conscience des blessures inconscientes et de leurs manifestations
  • Transformer les croyances limitantes que vous avez à propos de vous 
  • Mettre en place des actions concrètes pour transcender les stratégies / masques mis en place pour éviter de revivre le rejet
  • Apprendre à poser des limites saines dans vos relations
  • Vous détacher des peurs qui vous paralysent – agir et prendre votre place 
  • Apprendre à ressentir le corps, faciliter la libération émotionnelle  
  • Oser vous engager pleinement dans les relations intimes – apprendre à vous ouvrir, à faire confiance, à exprimer vos sentiments, envies, besoins.

C’est bien souvent dans le cadre d’une thérapie de couple que cette blessure est conscientisée. En effet, si le/la partenaire a un fonctionnement en polarité inversée (blessure d’abandon), il/elle va exprimer son incompréhension face au fonctionnement « fuyant/évitant » de sa/son partenaire, la relation étant en miroir.

Article : la blessure d’abandon : dépendance affective

6. Conclusion

La blessure de rejet n’est pas une fatalité. En comprenant ses origines et en adoptant les bonnes stratégies, il est possible de s’en libérer et de retrouver une sérénité intérieure et une véritable connexion avec soi et les autres. Que ce soit par un travail d’introspection ou avec l’aide d’un coach de vie ou de couple, chaque étape vers la guérison est une avancée vers une vie plus épanouie et des relations plus authentiques. 

Prêt(e) à transformer votre vie ? Faites le premier pas aujourd’hui et osez vous libérer du poids du rejet ! Prenez rendez-vous avec moi !

La vie s’orchestre de changements qui se succèdent. Certains semblent choisis, poussés par l’envie de renouveau qui peut impulser une reconversion professionnelle par exemple ou un déménagement, tandis que d’autres changements semblent subvenir sans prévenir, s’imposant à nous souvent assez brutalement, comme des séparations, des pertes, des deuils. Le coaching de vie peut s’avérer un accompagnement adapté à ces périodes de grands bouleversements émotionnels qui génèrent du stress, des doutes et une perte de répères.

 

Quand vous entendez le mot « investir », à quoi pensez-vous immédiatement ?

« Acquérir un logement, rénover le vôtre, faire des placements financiers, acheter des actions, prendre une assurance vie, cotiser pour votre retraite … »

Ne trouvez-vous pas que tous ces sujets traitent d’une seule et même chose ?  L’argent

L’investissement est aussi directement associé à la prévoyance puisque notre société occidentale nous incite vivement à toujours anticiper et prévoir l’avenir…  et pour se faire, il est bon de faire des placements ou de mettre des sous de côté pour « nos vieux jours ».

Pour certains, ces « vieux jours » seront synonymes de temps, de liberté d’action, d’envies… Mais pour d’autres, la vieillesse apportera aussi son lot de limitations, physiques ou mentales, de douleurs, de fatigue… s’ajoutant à cela une forme de regrets, un sentiment de déception et des pensées telles que « si j’avais su… ».

Alors, à quoi cela vous sert-il d’investir pour le futur si vous ne prenez pas soin de vous maintenant, dans l’instant présent ?

Il me semble que la Vie se déroule maintenant pour chacun d’entre nous, non ?

De quelles manières pouvez-vous investir sur vous présentement et faire en sorte que vous n’ayez plus tard aucun regret ?

Voici quelques pistes de réflexion que j’ai envie de vous partager :

  • Offrez-vous du temps, un tête à tête avec vous-même (avec vous m’aime) – un retour à soi pour écouter ce que votre être profond a envie et besoin de vous murmurer à l’oreille.
  • Faites-vous du bien, offrez-vous de l’amour et de la bienveillance, soyez votre meilleur ami  et n’oubliez jamais que vous êtes la personne la plus importante.
  • Prenez soin de votre corps et apprenez à l’aimer comme il est. Il est le véhicule qui vous permet d’être vivant(e). Une chose est certaine, vous l’occuperez jusqu’à la fin de votre vie donc prenez soin de ce que vous lui donnez comme carburant, offrez-lui  aussi de l’hydratation et un repos de qualité et maintenez-le en bonne forme. En deux mots : chouchoutez-le !
  • Autorisez-vous à rêver, RÊVEZ GRAND et faites chaque jour un nouveau pas pour vous rapprocher de votre rêve.
  • N’oubliez pas de prendre le temps de nommer et de manifester votre amour – (cela fait malheureusement souvent partie des regrets des personnes en fin de vie).
  • Ne reportez-pas toujours au lendemain ce que vous auriez envie de faire maintenant – Bloquez dans votre agenda des plages de RIEN pour choisir dans l’instant ce que vous désirez. Je vous rappelle que la vie se passe maintenant. Riez, chantez, dansez, sautez dans les flaques d’eau, soyez aussi  spontané et léger qu’une plume.
  • Cessez de vous censurer en permanence en suivant les diktats de votre mental ou ego (juge intérieur) qui vous assène des : « tu devrais », « il faut », « ce n’est pas bien », « tu ne mérites pas », « n’importe quoi », « tu te prends pour qui »…
  • Apprenez à mettre de la distance avec les jugements des autres, ne faites pas de ce qu’ils projettent sur vous une affaire personnelle. Tout ce qu’ils vous disent ne parlent que d’eux, leurs envies, leurs peurs, leurs limitations…
  • Apprenez à recevoir (compliments, sourire, soutien physique ou moral, gestes et mots d’amour) car nous sommes souvent plus habitués à donner qu’à recevoir et l’énergie circulaire du donner – recevoir est primordiale.
  • Investissez dans tout ce qui vous procure de la joie et du bien-être et pas seulement dans des biens matériels qui sont une illusion de bonheur extérieur mais qui ne remplissent pas votre vie intérieure.
  • Traitez-vous avec indulgence, ne vous jugez pas, ayez autant de considération pour vous que pour vos proches, votre travail, votre logement…
  • Osez investir votre temps et votre argent dans des choses immatérielles qui vous aideront à élargir votre champ de conscience : méditation, lectures, stages de développement personnel, thérapie, coaching, soins énergétiques… et ainsi à mieux vous aimer.
  • Vivement pleinement, à 200% et croquez la VIe à pleine dent !

Je suis sincèrement convaincue que le meilleur des investissements que vous puissiez faire, c’est d’investir sur vous et tout ce qui compte pour vous.

La recette du bonheur a pour principal ingrédient : la JOIE.  Alors, parsemez votre VIE de nombreux éclats de Joie et comme vous l’avez déjà compris, investissez sur ce qui est le plus important : VOUS et votre VIE !

 

 

 

 

 

 

Le cycle des saisons est comme une danse, c’est un processus initiatique qui nous invite, si nous y sommes attentifs, à mieux nous connaître, au travers d’expériences de transformation, de renouvellement. Chaque saison a sa propre énergie, sa propre leçon, son propre défi, chacune nous proposant de grandir, mûrir, nous épanouir.

  • Le temps de l’hiver est une saison qui invite à faire une pause pour trouver une forme de régénération, comme une bonne nuit de sommeil. C’est le moment de se retirer du monde, se mettre en veille, hiberner comme les animaux savent si bien le faire.  En se confrontant à l’obscurité, aux journées plus courtes, moins lumineuses, nous nous connectons au silence, au vide intérieur, tel un appel des profondeurs. Au cœur de notre être, nous avons l’opportunité de rencontrer nos parts sombres afin d’apprendre à « mourir à soi » : accepter de reconnaître puis de laisser partir certains comportements ou habitudes, qui empêchent l’expression de notre être authentique.

L’hiver nous invite à développer la patience, l’humilité et cette mort symbolique peut nous confronter à différentes formes de peurs ou d’angoisses qu’il est nécessaire d’accueillir, comme un parent aimant embrasse son enfant.

  • Le printemps succède ensuite à cette période d’intériorité apportant avec lui l’énergie du renouveau, du fleurissement, de la renaissance à soi. C’est le moment idéal pour se reconnecter à la vie, à la lumière, à la joie. C’est une période favorable pour semer de nouvelles graines, laisser émerger de nouvelles idées, envies, faire de nouvelles rencontres. Un moment pour s’ouvrir au changement, à la nouveauté, à l’exploration.

Le printemps nous invite à l’émergence de la créativité, de la curiosité, à l’enthousiasme.

  • L’été est la saison de la maturité, de la plénitude, de la célébration. C’est une période idéale pour sortir, faire le plein d’énergie, se détendre, se faire plaisir, partager.  C’est la période de l’année qui permet l’extériorité,  profiter et ainsi récolter les fruits de son travail, de ses efforts, sentir l’abondance de la vie. L’heure est au rayonnement, on connecte avec le soleil et la chaleur, à l’énergie de notre feu intérieur, celui qui donne la direction et l’entrain. Il peut aussi faire remonter des énergies de colère et de frustration enfouies à l’intérieur qu’il sera bon d’entendre et d’exprimer.

L’été nous invite à être confiant, généreux et à utiliser cette énergie de transformation pour affirmer pleinement qui l’on est.

  • L’automne est la saison du bilan, du tri, du lâcher-prise. C’est le moment de faire le point sur ses expériences vécues, ses besoins, ses accomplissements et défis relevés. Le temps est venu de se débarrasser de ce qui est inutile, ce qui encombre, ralenti notre évolution, ce qui n’est plus en vibration avec nous aujourd’hui. C’est une période propice pour se recentrer, se ressourcer.

L’automne nous invite à plus de discernement et de sagesse, y résister peut conduire à une forme de désespoir ou de tristesse – il est donc important de laisser aller, tout comme les arbres laissent tomber leurs feuilles, l’heure est au dépouillement de ce qui n’est plus en accord, en alignement avec soi.

Chacun va vivre les saisons à sa manière, selon son rythme, son ressenti, son intuition.

Je vous invite à vous relier à la Nature dont nous faisons entièrement partie afin qu’elle puisse vous servir de guide, pour traverser le plus sereinement possible, ce processus initiatique qu’est la Vie.

Seules les résistances à ce qui est, ce que la vie nous propose apporte la souffrance.

Laissez aller en toute confiance, la vie sait où nous conduire – Il n’y a qu’à suivre le flow

Anaïck Vaillant

Ce dernier mois du calendrier est une magnifique opportunité qui vous est donnée pour faire le bilan de l’année écoulée et pour la remercier de ce qu’elle a pu vous apporter et vous enseigner.

Ce bilan, que j’appelle aussi « Rituel de gratitudes » consiste à prendre un temps pour vous remémorer les bons et moins bons moments, les petits et grands bonheurs mais aussi les situations plus difficiles que vous avez pu vivre au fil des mois.

Il peut être intéressant, comme je le fais chaque année, d’écrire une lettre de gratitudes. Cet exercice est très utile car il permet de savourer pleinement tous les moments ou événements qui se sont déroulés et d’en tirer de précieux enseignements.

Soyez reconnaissant pour la Vie, pour votre vie et pour tous les moments de joie, de paix, de légèreté, de partages que vous avez eu le bonheur de vivre cette année.

Honorez-vous, et félicitez-vous de toutes les prises de consciences et les actions que vous avez mises en place pour que votre vie soit de plus en plus en accord avec vos valeurs profondes.

Remerciez une à une toutes les relations nourrissantes qui font partie de votre vie : les relations d’amour, d’amitié, de famille, également les relations professionnelles, les partenaires, les clients, toutes celles et ceux qui vous offrent leur confiance…

Remerciez aussi celles qui sont entrées dans votre vie au cours de l’année, celles qui ont croisé votre route furtivement ou plus longuement (au cours d’un weekend, de vacances, d’un stage, d’une formation…) et celles qui en sont sorties – Remercier chacune d’elle, pour tout ce qu’elle vous a offert ou permis de comprendre, de dépasser, de transformer…

Les relations difficiles que la vie place sur votre chemin sont souvent celles qui vous apprennent l’amour inconditionnel et vous invite au pardon. Elles vous aident à mieux vous connaître en vous montrant souvent ce que vous n’avez pas envie de voir de vous-mêmes. Vous gagnez ainsi en autonomie affective et développez votre intelligence émotionnelle.

Remerciez les situations difficiles car ce sont elles qui, bien souvent, vous aident le plus à évoluer.

Les échecs, les crises, les conflits, les ruptures, les pertes, les jeux de manipulation ou les relations toxiques… toutes ces situations vous aident à devenir plus forts en vous permettant d’accueillir d’abord votre vulnérabilité, la part de vous qui est encore blessée et qui peut être touchée. Grâce à ces événements, vous avez découvert de nouvelles ressources insoupçonnées à l’intérieur de votre être qui vous ont permis de faire face et de continuer à avancer.

Ces difficultés permettent aussi d’apprécier plus largement les moments de bonheur, ils contribuent à leur donner encore plus de valeur.

Remerciez tous les petits et grands défis que la vie a placés sur votre chemin et qui vous ont permis de sortir de votre zone de confort et de vous montrer que vous êtes capables de bien plus que ce que vous imaginiez.

Remerciez pour votre santé ou pour la maladie, ce que vous n’arrivez pas à dire, et qui s’exprime par votre corps, vous obligeant à transformer vos pensées, votre façon de voir le monde, votre mode de vie, pour vivre plus en harmonie avec votre être.

Remerciez également l’actualité de notre planète qui concourt à nous ouvrir les yeux et le cœur, à réorienter nos actions, à faire des choix plus aimants, à chercher à donner du sens, à développer notre solidarité en nous rappelant que nous sommes tous unis.

Remerciez la Terre (Gaïa) et tout ce que la Nature nous offre généreusement et en abondance.

Remerciez cette année écoulée où le meilleur et le pire se sont côtoyés afin de vous éveiller à plus de conscience.

Le moment sera ensuite idéal pour méditer et poser votre ou vos intentions, que l’on appelle communément « bonnes résolutions » mais que nous oublions souvent bien vite.

L’intention est une direction, un sens que vous avez envie de donner à votre vie

Quel sens avez vous envie de donner à l’année qui vient ?

Je vous invite à visualiser la direction dans laquelle vous souhaitez aller et de vous posez intérieurement ces questions :

  • Comment puis-je devenir une meilleure version de moi-même ?
  • Qu’est ce que je désire changer ?
  • Qu’est ce que j’aimerais acquérir, améliorer ou transformer ?

Prenez quelques instants pour visualiser, rêver puis affirmez à haute voix votre ou vos intentions et lâcher prise, détendez-vous.

A partir de ces visualisations, vous pouvez aussi créer votre tableau de vision composé d’images, de photographies ou de dessins illustrant vos envies, vos rêves afin d’utiliser joyeusement votre pouvoir créateur et ainsi de manifester dans votre Vie tous vos désirs les plus chers.

Pour ma part, je vous remercie très chaleureusement pour votre confiance, renouvelée depuis de nombreuses années. J’ai à cœur de poursuivre ce chemin d’accompagnement qui est le mien pendant le plus longtemps possible … Immense gratitude

Sachez que plus votre gratitude sera ressentie profondément et avec sincérité, ce dernier mois mais aussi chaque jour de l’année, plus vous attirerez l’Amour, la Joie et le Bonheur dans tous les domaines de votre Vie !

C’est à vous maintenant … 

Très belle fin d’année à toutes et tous et à l’année prochaine !!

Durant toute notre enfance, nous avons entendu et enregistré bon nombre de messages, de la part de nos parents, éducateurs et aussi de la société… Cette transmission est en réalité un véritable héritage qui nous permet de nous construire, et qui forme ce que nous appelons notre personnalité. Déterminants pour notre construction psychique, ces messages continuent encore et toujours d’influencer notre vie d’adulte, jour après jour.

A force de répétition, nous avons fini par prendre ces messages pour « parole d’évangile » (comme disait mes propres parents), c’est-à-dire qu’ils sont devenus nos véritables croyances. Certaines sont dites « facilitantes » et d’autres plutôt « limitantes ».

Il est bien évident que si vous avez eu la chance d’entendre durant toute votre enfance vos parents vous répéter combien vous étiez une merveille, un enfant talentueux, brillant, doué de ses mains, un miracle de la nature, un être aimable et méritant… vous avez non seulement gagner des années de thérapie, mais probablement avez-vous aussi pu vous construire une vie à la hauteur de vos espérances, confiant en vous et en vos capacités, réussissant ce que vous entrepreniez.

A contrario, certains messages transmis  peuvent être à l’origine de nombreuses limitations que nous nous imposons, sans même savoir pourquoi la plupart du temps. Aussi, les connaitre, les reconnaître et les accepter peut-il nous aider à nous en affranchir, nous permettant par là même de devenir nous-même et non celui ou celle que nos parents attendent de nous.

Le chercheur américain en Psychologie, Taibi Kahler, a mis en évidence 5 messages « contraignants » qui ont une grande influence sur nos comportements. Ces petites voix sont en quelque sorte des personnages de dessins animés, très tyranniques, qui soufflent à nos oreilles obéissantes des injonctions impérieuses.

  • Sois fort
  • Soit parfait
  • Fais plaisir
  • Fais des efforts
  • Dépêche-toi

Et vous, quels messages ont influencé votre vie ?

Votre message est « Sois fort » 

Ce que vous avez entendu : « il faut savoir se débrouiller seul dans la vie » – « on ne pas compter sur les autres » – « la vie est dure » – « il faut se battre dans la vie pour réussir » – « il ne faut jamais montrer ses sentiments, c’est un signe de faiblesse » – «  ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort » – « il faut être courageux »…

Ce qui vous caractérise : N’ayant pas appris à montrer vos sentiments, vous montrez de vous l’image d’une personne autonome, indépendante,  qui se suffit à elle-même, ne demandant jamais l’aide de personne. Vous pouvez de ce fait susciter de l’admiration ou au contraire vous retrouver dans une certaine forme d’isolement relationnel, car votre attitude peut être perçue comme méprisante et hautaine.

Pistes pour vous libérer :

  • Acceptez de vous aimer dans votre entièreté (forces et fragilités)
  • Acceptez de ressentir les émotions qui vous traversent physiquement, agréables ou non, de les accueillir et de les partager
  • Osez accueillir et montrer votre part vulnérable
  • Ouvrez-vous aux autres, faites-vous confiance et faites confiance aux personnes qui vous entourent
  • Acceptez de ne pas toujours réussir seul et demandez de l’aide quand vous sentez que vous êtes en limite de capacités, de moyens, de temps, d’énergie…

Votre message est « Sois parfait »

Ce que vous avez entendu : « tout doit être terminé en heure et en temps » – « il faut toujours faire de son mieux » – « Fais ton maximum » – « Va au bout des choses » – « l’approximatif n’est pas acceptable » …

Ce qui vous caractérise : Vous ne supportez pas l’imperfection, l’incompétence, ce qui n’est pas fini ou incomplet. Vous n’êtes jamais vraiment satisfait, ni de vous, ni de vos réalisations. Vous vous noyez dans une multitude d’informations, de longues descriptions, par peur de ne pas être assez précis et clair dans vos propos. Vous êtes attentif à la moindre erreur. Vous essayez toujours de faire plus et mieux que ce que l’on vous demande.  Attention, vous êtes un excellent candidat au burn-out !

Pistes  pour vous libérer :

  • Acceptez que vous ayez le droit à l’erreur et qu’un échec n’est rien d’autre qu’une expérience
  • Dites-vous qu’à chaque instant, vous faites de votre mieux (le « mieux » de maintenant n’est pas le même que le mieux d’hier et ne sera pas le « mieux » de demain) – en référence aux Quatre Accords Toltèques de Don Miguel Ruiz
  • Prenez du temps pour vous, pour vous ressourcer et vous reposer
  • Soyez plus doux avec vous, devenez un bon ami pour vous-même
  • Acceptez de décevoir, vous et les autres. C’est le seul moyen de ne plus avoir peur de décevoir ou de mal faire

Votre message est « Fais plaisir »

Ce que vous avez entendu : « Fais plaisir à maman, à papa, à mami, à la maîtresse » – « il faut être gentil avec les autres »  – « c’est égoïste de penser à soi» – «qu’est-ce que vont dire ou penser les autres si … ? » – « tu as vu comme maman (papa) est content(e) quand tu … », « si tu ne… la dame va être triste… »…

Ce qui vous caractérise : Pour vous sentir aimé et accepté par les autres, vous êtes prêt à tous les sacrifices donc vous prenez rarement des décisions pour vous-même. Vous êtes victime d’un message culpabilisant qui vous contraint à vous oublier au profit du désir des autres, convaincu que si vous ne répondez pas à leurs demandes (qui sont en fait des exigences) ou à leurs envies, vous finirez seul et rejeté. Vous êtes diplomate et altruiste et faites tout votre possible pour éviter les situations conflictuelles. Le problème est que vous vous perdez dans le désir de l’autre, au risque de ne plus être en capacité d’écouter vos propres envies et besoins.

Pistes  pour vous libérer :

  • Ecoutez vos envies, vos besoins, vos valeurs et  affirmez les en vous faisant confiance – faites-vous plaisir en premier lieu
  • Apprenez à vous positionner auprès des autres et à fixer vos limites (dire NON ou STOP )
  • Autorisez-vous à faire des demandes aux autres
  • Prenez des décisions qui sont justes et bonnes pour vous-même
  • Cessez de chercher la reconnaissance à l’extérieur de vous (auprès des autres) et reconnaissez en vous votre valeur, vos qualités, capacités…

Votre message est « Fais des efforts »

Ce que vous avez entendu : « rien n’est simple dans la vie» – « on a rien sans rien »  – « l’argent ne tombe pas du ciel » – « il faut travailler dur pour réussir » – «  le travail c’est la santé », « si c’est pour faire les choses à moitié, autant ne rien faire »…

Ce qui vous caractérise : Il est impensable pour vous que les choses puissent se faire simplement, que vous puissiez atteindre un objectif sans vous donner beaucoup de mal et y consacrer toute votre énergie. Si vous réussissiez quelque chose, sans faire aucun effort, vous vous sentirez très certainement mauvais, voir coupable aux yeux des autres. Vous êtes contraint de vous démener sans cesse, de travailler avec acharnement pour pouvoir vous satisfaire (un peu) du résultat obtenu et pour vous sentir reconnu et aimé.

Pistes  pour vous libérer :

  • Acceptez de lâcher-prise, c’est-à-dire de faire confiance à la vie
  • Apprenez à vous détendre et faites les choses sans vous mettre une pression énorme
  • Chassez la culpabilité,  elle ne vous est d’aucune utilité – prenez  plutôt vos responsabilités
  • Inspirez-vous de celles et ceux qui réussissent avec facilité et dans le plaisir et cessez de vous comparer aux autres (vous êtes unique et c’est parfait ainsi !)

Votre message est « Dépêche-toi »

Ce que vous avez entendu : « allez allez, plus vite » – « tu vas encore être en retard ou le dernier»  – « remue-toi» – « arrête de perdre ton temps à traîner» – «tu as encore le temps de commencer ou de terminer cela» …

Ce qui vous caractérise : Pour vous, le temps est trop précieux pour être gâché. Vous avez besoin d’être utile et performant, de faire un maximum de choses en un minimum de temps. Toutefois, votre volonté d’agir rapidement peut parfois vous conduire à commettre des erreurs ou à vous disperser. Vous êtes assez stressé et donc assez stressant pour les autres. Vous pouvez avoir une tendance à la procrastination ou à faire les choses à la dernière minute, dans la précipitation, en vous mettant une très forte pression. Vous manquez souvent de patience envers les autres, ne supportez pas d’attendre, ni la lenteur chez les autres.

Pistes  pour vous libérer :

  • Apprenez à prendre votre temps et à ralentir le mouvement
  • Pratiquez des activités quotidiennes en pleine conscience (marche lente, méditation, yoag,  tai chi chuan, qui qong…)
  • Redevenez mono tâche et apprenez à profiter de l’instant présent
  • Identifiez les situations dans lesquelles ce moteur « dépêche-toi » vous est utile et celles où il est contre-productif

Et vous, dans quelle mesure êtes-vous toujours influencé par ces messages ?

Seriez-vous prêt(e) à vous en libérer ? 

 

Avez-vous déjà remarqué à quel point l’Autre, j’entends par là, les personnes que nous croisons ou qui font partie de notre entourage sont déclencheurs d’émotions de toute sorte chez nous ?

Nous ne comprenons souvent pas pourquoi les comportements ou simplement l’énergie que l’autre dégage nous impactent et parfois même déclenchent des sentiments fort désagréables en nous.

  • Soit la présence de l’autre nous fait du bien, nous nous sentons en confiance, il nous inspire et nous lui prêtons de belles intentions et qualités d’être…
  • Soit au contraire, sa présence nous dérange, nous met mal à l’aise, nous avons l’impression que cette personne appuie toujours sur le mauvais bouton et qu’elle déclenche en nous de l’agacement dès que nous sommes en sa compagnie. Nous nous retrouvons alors à la juger, la critiquer voire la rejeter…

Ce qui est curieux, c’est que nous ne sommes pas tous agacés par les mêmes personnes, fort heureusement :-).
La voisine du dessus qui m’énerve ne fait aucun effet particulier à mon ami, alors qu’il redoute de parler au mari de ma collègue avec lequel je discute aisément.

Comment expliquer cela ? Et si l’Autre n’était finalement qu’un reflet d’une partie de nous-même?

Selon l’approche du psychanalyste Jacques Lacan, « la construction de notre identité personnelle se produit à travers la captation de soi dans d’autres personnes ». Ainsi, les relations que nous développons avec les autres sont des projections d’aspects de notre personnalité, que nous apprécions ou non. Cette « théorie du miroir » est vraiment intéressante dans le sens où elle nous permet de mieux nous connaitre, en nous libérant de nos conditionnements passés, grâce aux relations avec les autres.  Si je regarde  l’autre comme le miroir de moi-même,  je peux ainsi devenir conscient de qui je suis réellement en apprenant à aimer toutes les parties de moi.

Il nous est souvent bien plus facile d’accepter cette conception lorsque nous aimons ce que nous voyons chez l’autre, ses traits de caractère mais aussi son aspect extérieur. Plus difficile par contre  d’admettre et de reconnaître que l’autre puisse être notre miroir lorsqu’il se comporte d’une manière qui nous offusque.

Plus difficile par contre  d’admettre et de reconnaître que l’autre puisse être notre miroir lorsqu’il se comporte d’une manière qui nous offusque.

Comment l’autre peut-il être mon miroir alors que justement je trouve son attitude déplacée ou inadaptée et qu’il me serait donc impossible d’avoir une telle attitude en pareille circonstance ?

Et bien tout simplement parce que je ne suis justement pas consciente de toutes les parties qui me composent.

Explication : Quand vous vous regardez dans un miroir et que l’image de vous qui est renvoyée ne vous plait pas – il ne vous viendrait pas à l’esprit de penser que c’est le miroir qui crée de toute pièce les aspects disgracieux que vous observez et de le jeter ?

Pourtant, c’est la plupart du temps la réaction que nous adoptons (jugement, rejet…) lorsqu’une personne que nous rencontrons nous agace. Si cet aspect nous dérange chez elle, c’est bien souvent parce que nous le possédons également naturellement mais que nous le contrôlons pour ne pas le montrer, ayant appris dans notre enfance, qu’il n’était pas bien d’être ainsi. Hors, en  rejetant  ce que nous voyons en elle, nous rejetons aussi un aspect de nous qui a juste besoin d’être vu, accueilli et accepté.

Si nous choisissons de ne pas le reconnaître (à travers le miroir que l’autre nous renvoie), nous continuons alors de le rejeter et serons amenés à le revivre via d’autres expériences, à travers d’autres personnes qui nous dérangeront de la même manière, jusqu’à ce que nous en soyons pleinement conscients.

Une belle opportunité de nous connaître

En effet, en nous reflétant, l’autre nous donne une véritable opportunité de mieux nous connaitre mais surtout de nous aimer inconditionnellement, avec nos parts d’ombre et de lumière. C’est un chemin d’acceptation de soi et de libération. Nous sommes alors capables de regarder en face la souffrance que nous entretenons et arrêtons ainsi de nous nier.

 En nous reflétant, l’autre nous donne une véritable opportunité de mieux nous connaitre mais surtout de nous aimer inconditionnellement

Plutôt que de juger l’autre ou de penser à nous en protéger, nous pouvons choisir à chaque instant de nous interroger sur le « Pourquoi je ressens telle émotion vis-à-vis de cette personne et quelle est la partie d’elle que je trouve insupportable et qui se trouve aussi en moi ?”

Tout ce que nous voyons à l’extérieur est un miroir de ce qui existe à l’intérieur.

Il s’agit là d’une vision qui propose un changement de point de vue. Ce n’est pas le comportement de l’autre qui est notre reflet mais l’aspect en lui qui nous plait / déplait.

En pratique ?

Si le comportement de l’autre nous dérange, il est important de nous demander « Qu’est-ce que je lui reproche exactement ? – pas dans son comportement mais au niveau de son ETRE ? De quoi est ce que je l’accuse exactement ? D’être quoi ? »

Si la réponse qui nous vient instantanément est par exemple «  Je l’accuse d’être un menteur » alors c’est que nous n’avons pas encore vu et accepté l’aspect de nous, la part de nous qui se nomme Mensonge. Et si je commence à m’interroger, peut-être pourrais-je reconnaître que parfois moi aussi je mens à d’autres, dans certaines situations ou que je suis peut-être encline à me mentir à moi-même, en ne voulant parfois pas admettre certains faits ou certaines situations.

Une fois cet aspect reconnu, essayez alors d’identifier quelle est la peur inconsciente qui vous empêche d’assumer cet aspect en vous (peur du rejet, peur de décevoir, peur d’être abandonné, peur de ne pas être aimé…) puis retrouvez un souvenir, une circonstance où vous avez eu ce même aspect (envers vous ou quelqu’un d’autre) et vérifiez alors quelle était votre intention, votre motivation.

En réalisant ce qui vous a motivé à agir dans cette situation, vous deviendrez beaucoup plus compatissant envers l’autre, pourrez faire preuve d’empathie, comprenant qu’il adopté ce comportement pour nourrir son propre besoin, répondre à sa motivation et non contre vous, ne cherchant probablement ni à vous nuire ni à vous blesser intentionnellement.

Améliorer nos relations avec les autres

Ainsi, en devenant conscients de l’ensemble de nos aspects, nous pourrons davantage nous aimer et améliorer nos relations avec les autres puisqu’ils ne nous dérangeront plus. Au fur et à mesure que nous accueillerons nos différentes parts, nous serons de moins en moins impactés émotionnellement par les autres et leurs comportements.

Le meilleur moyen de devenir ce que vous désirez être est d’abord d’accepter d’être pleinement ce que vous ne voulez pas être !

× Comment puis-je vous aider ?