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Quand le lien est régi par la peur

Certaines personnes désirent profondément vivre l’amour dans la relation… mais se sentent envahies dès qu’elle devient sérieuse.
Plus l’autre s’approche, plus une tension intérieure apparaît.
Derrière ce paradoxe se cache souvent une réalité méconnue : la peur de l’engagement.

Elle n’exprime pas un refus d’aimer.
Elle est une peur du lien, l’illusion de perdre une forme de liberté, peur de devenir co-dépendant ou anticipation de la souffrance à venir.


Qu’est-ce que la peur de l’engagement ?

La peur de l’engagement se caractérise par une difficulté à s’investir pleinement dans une relation stable, durable, malgré les sentiments réels.

Elle se manifeste lorsque l’intimité émotionnelle devient relativement intense ou lorsque la relation commence à impliquer :

  • des projets
  • une construction, de la stabilité
  • une forme de dépendance affective réciproque

L’engagement commence alors à réveiller une angoisse profonde.


Comment se manifeste la peur de l’engagement en amour ?

Elle s’exprime souvent de manière indirecte :

  • difficulté à se projeter
  • besoin fréquent de prendre de la distance
  • ambivalence émotionnelle (chaud / froid)
  • attirance pour des relations impossibles
  • silences ou ruptures soudaines sans raison apparente
  • peur d’être enfermé(e)
  • sensation d’étouffement / d’oppression

Bien que l’amour soit présent, la sécurité relationnelle est alors vécue comme une menace.


D’où vient cette peur de l’engagement ?

1. Le style d’attachement « évitant »

Les personnes qui ont un profil d’attachement évitant ont appris très tôt à se protéger émotionnellement, en se figeant lorsque l’émotion ressentie était forte voire en se dissociant.
L’intimité a alors été associée à une perte de contrôle qui entraine une vulnérabilité vécue comme dangereuse.


2. La peur de perdre sa liberté

S’engager peut être confondu avec :

  • se sacrifier
  • s’oublier dans la relation
  • dépendre de l’autre (fusionner)

Cette confusion pousse alors à maintenir une distance “sécurisante”.


3. Les blessures relationnelles

Les ruptures douloureuses, le sentiment de trahison ou les relations toxiques ou de manipulation, peuvent renforcer la croyance que l’amour mène inévitablement à la souffrance.


Peur de l’engagement et schémas relationnels

La peur de l’engagement crée souvent des schémas répétitifs :

  • relations à sens unique
  • partenaires indisponibles
  • alternance rapprochement / fuite (chaud / froid)
  • couples instables

La part inconsciente cherche à aimer… sans se sentir en danger.


Pourquoi la peur de l’engagement crée t’elle de la souffrance dans le couple ?

Parce qu’elle génère une insécurité émotionnelle :

  • l’un se rapproche, l’autre s’éloigne
  • les besoins n’arrivent pas à se rencontrer
  • les non-dits ou les reproches s’accumulent
  • la relation devient confuse et douloureuse

Il ne s’agit pas d’un manque d’amour qui abîme le lien, mais d’une impossibilité à se sentir en sécurité ensemble, dans l’intimité.


Comment réussir à apaiser cette peur de l’engagement ?

1. Faire la distinction entre amour et fusion

S’engager ne signifie pas se perdre ou se fondre dans l’autre.

Une relation saine respecte :

  • l’individualité et l’unicité
  • les espaces propres à chacun
  • la liberté intérieure

2. Apprendre à accepter la vulnérabilité

L’engagement demande d’oser :

  • se dévoiler
  • être vu(e)
  • exprimer ses peurs
  • accueillir l’imperfection (la sienne et celle de l’autre)

La sécurité relationnelle n’est pas immédiate, surtout pour les personnes qui ont une blessure de rejet (attachement évitant) ou d’abandon (attachement anxieux), elle se construit pas à pas, progressivement.


3. Créer une relation consciente

Une relation apaisée repose sur :

  • une communication claire
  • l’expression authentique de ses besoins
  • des limites posées et respectées
  • un rythme ajusté
  • une responsabilité émotionnelle partagée
  • la conscience de ses propres failles ou blessures

Quand la peur de l’engagement devient chemin de conscience

La peur de l’engagement n’est pas une fatalité. Elle nécessite d’abord d’être vue, accueillie et acceptée. Elle invite à revisiter son rapport à l’intimité, à la liberté et à la confiance.

Aimer sans fuir, c’est apprendre à rester présent(e)… même quand cela remu

Elle ne dit pas : “je ne veux pas aimer”.
Elle dit souvent : “je ne veux plus souffrir.”

✨ En réconciliant sécurité et liberté, l’amour peut devenir un espace de croissance plutôt qu’un espace de danger.

J’accompagne, individuellement et en couple, celles et ceux qui souhaitent explorer leurs dynamiques relationnelles, notamment dysfonctionnelles, pour construire des relations plus conscientes et apaisées.

Je consulte au cabinet de Rezé (Nantes sud) et/ou en visio.
Vous pouvez retrouver toutes les informations sur mon site : anaick-vaillant.fr et d’autres articles sur le blog.

Et prendre rendez-vous sur mon agenda en ligne, pour un échange préalable gratuit de 15mn ou une séance de coaching de vie & thérapie individuelle ou de thérapie de couple.

N’attendez pas que la lassitude ou l’épuisement ait eu raison de votre histoire d’amour !

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