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Qui parmi vous, ne s’est jamais senti blessé, trahi, par des paroles, des gestes ou des actes commis par une personne en qui vous aviez une totale confiance ?

Ces blessures sont souvent vécues de manière très brutale, le cœur percuté de plein fouet, vous êtes mis à terre, anéanti, sous le choc.  Beaucoup diront qu’ils n’ont rien vu venir.  Pourtant, si vous écoutez vraiment les messages que vous délivre votre être, par le biais de votre corps ou de votre intuition, les signaux d’alarme étaient bien souvent déjà là, mais votre manque de confiance en vous ne vous a, à ce moment-là, pas permis d’entendre et de prévenir ce que vous vivez alors comme un coup bas.

Allongée sur le sable, l’esprit vagabonde, se perd à contempler les nuages qui parsèment ce ciel d’un bleu limpide… Sensation d’immersion totale, mon corps se fond dans les éléments, j’entends au loin le clapotis des vagues qui viennent se jeter sur la plage. Je sens la brise souffler légèrement sur mon visage, le soleil réchauffer le grain de ma peau, c’est si doux, si savoureux, je profite de l’instant présent …

J’accueille avec délectation cette expérience de pure douceur, d’osmose avec la Nature que m’offrent ces premières journées printanières. Je SUIS tout simplement en train d’ETRE en relation avec moi, savourant pleinement l’instant, connectée à mon corps, en train d’accueillir le flot de la vie qui circule en moi.

Et si j’osais écouter ce que je ressens vraiment, au plus profond de mon être ? Si petit à petit, je prenais conscience de mon corps, ici et maintenant, ressentant sa densité, peut-être une certaine lourdeur, ou au contraire un sentiment de légèreté, peut-être de la chaleur, des fourmillements dans mes membres …

Et si je décidais d’écouter encore plus en profondeur, de m’extraire à l’intérieur de moi, comme si j’empruntais un escalier pour descendre un étage et que je franchissais chaque marche l’une après l’autre, en prenant conscience du sol sous mes pieds ? Alors peut-être commencerais-je à ressentir les différentes parties de mon corps, à percevoir mes os, mes muscles, le sang qui circule dans mes veines, les battements de mon cœur, l’air, le souffle de vie qui m’anime…

Peut-être même pourrais-je percevoir des sensations de tension, des points douloureux, des zones qui semblent résister et aussi du plaisir.

Partir à la découverte de votre être intérieur

Petit à petit, de manière presque microscopique, à la manière d’un explorateur curieux, je vous invite à plonger dans l’infiniment petit, au cœur de vos cellules, à partir à la découverte de votre être intérieur.

Cela semble si facile, évident même. En effet, nul besoin de techniques ou de diplôme particuliers pour expérimenter cette pratique d’écoute. Il s’agit d’une expérience sensorielle particulièrement simple et qui pourtant nécessite pour beaucoup d’entre nous, un certain effort, de la rigueur, de l’attention.

En effet, ce retour à soi exige de prendre le temps, de ralentir pour écouter et entendre ce que le corps a à nous dire, de devenir l’observateur extérieur de son intérieur. Il s’agit bien là d’entrer en contact avec vous, avec qui vous êtes vraiment.

Rencontrer votre mental

Lors de cette pratique, vous allez mettre très peu de temps (juste quelques secondes) avant de  rencontrer votre MENTAL, cette petite voix intérieure, comme un petit personnage de bande dessinée qui vient vous parler, souvent pour vous dire que « vous devriez, vous ne devriez pas, il faut penser à, il ne faut pas oublier de… ». Un flot de pensées va, au gré de votre retour à vous-même, tenter de capter votre attention pour vous embarquer ailleurs… et souvent, la plupart du temps, vous allez l’écouter, la suivre car elle est tellement persuasive. En quelques secondes, vous allez quitter cet état de connexion, cet état d’ETRE, pour vous remettre en action et FAIRE quelque chose.

Tout cela est parfaitement normal. Toutefois, comprenez qu’en vous identifiant à votre mental, vous fuyez en réalité votre ETRE intérieur. C’est comme si vous n’habitiez plus votre corps, que vous ne ressentiez plus votre vie.  Ainsi, vous allez passer la plupart du temps à vivre à côté de vous-même, à incarner ce(s) personnage(s), ce(s) rôle(s), ce que l’on nomme l’EGO et que votre mental vous pousse à être.

Cette identification à l’Ego va vous conduire à déformer la réalité et à intellectualiser votre vie, la réfléchir plutôt que de la vivre. En effet, le mental ne s’intéresse qu’au passé et au futur alors que la vie se vit au PRÉSENT.
Il ne fait qu’interpréter les paroles prononcées ou l’évènement qui se produit en fonction de votre vécu, des expériences et conditionnements du passé, des croyances sur vous, les autres et le monde. Quand une situation du présent vous fait ressentir de la peur, c’est seulement une projection mentale dans un futur imaginaire, basée sur vos expériences passées.

Le mental a le pouvoir de vous couper totalement de l’ici et maintenant.

Le retour à soi

Ainsi, revenir à soi, à l’instant présent, c’est devenir pleinement conscient de tout ce que vous ressentez et de ce qui vous entoure. C’est apprendre à écouter vos sensations, besoins, élans, non plus uniquement avec votre tête mais bien en vous basant sur les messages que vous délivre votre corps et votre cœur. Connectés avec QUI VOUS ETES VRAIMENT, vous pourrez alors ensuite choisir et décider d’AGIR en fonction de ce que vous avez pu entendre et percevoir.

Cette écoute intérieure, ce RETOUR A SOI que l’on apprend à affiner en pratiquant la méditation de pleine conscience nécessite INTENTION et ATTENTION. Il s’agit d’une autorisation que l’on se donne et qui permet de faire le vide en soi pour entendre l’inaudible, ce que l’action, le mouvement permanent ne permet pas.

Et si c’était cela VIVRE, se connecter à cette partie de nous qui SAIT ce qui est bon pour nous.
Comment faire pour être davantage PRÉSENT ?
Et si justement, il s’agissait de ne rien « faire », de ne rien forcer, seulement se laisser ETRE dans la douceur et la confiance de chaque instant.

Pour bon nombre de jeunes l’inquiétude est forte, autant pour eux que pour leurs parents, face à la question de l’orientation scolaire et professionnelle.

Pourquoi cette question est-elle devenue si anxiogène ?

La pression émanant du système éducatif incite les jeunes à arrêter UN CHOIX clair parmi une multitude de possibilités qui s’offrent à lui et ce de plus en plus tôt. S’ajoute à cela des procédures d’admission complexifiées par une compétition rude pour intégrer certaines écoles ou filières.

Surviennent alors de nombreuses questions pour le jeune et ses parents.

  • Comment savoir « quoi faire de son avenir » alors que l’on a que 16, 17,18 ans… et pas encore vraiment expérimenté la vie ?
  • Comment se repérer parmi ce flot d’informations et de formations disponibles ?
  • Comment choisir une voie professionnelle alors que les médias annoncent en parallèle que 65% des métiers de demain n’existent pas encore ?

La liberté qu’ont aujourd’hui les jeunes de choisir est à la fois une chance que n’avaient souvent pas les générations passées et en même temps, c’est aussi une immense source d’anxiété puisqu’ils deviennent aussi co-auteur et co-acteur de leur avenir.

En effet, cette révolution culturelle et sociétale leur offre la possibilité de reprendre le pouvoir créateur et créatif, mais elle leur demande également d’être pleinement responsables, ce qui, on peut le comprendre, peut aussi les effrayer.

Pour enrichir mon propos, j’ai envie de vous partager le regard que porte le psychiatre Boris Cyrulnik sur cette question.

« Le problème est que l’on fait sprinter nos jeunes, et ces jeunes, en sprintant, se cassent souvent la figure. Après le bac, ils s’orientent trop vite, alors qu’ils ne sont pas encore motivés. Ils s’inscrivent dans n’importe quelle Fac, et la moitié d’entre eux vont échouer. Ils vont alors être humiliés, malheureux, à l’âge où l’on apprend neurologiquement et psychologiquement à travailler. Le risque est, alors, qu’ils se désengagent, surtout les garçons, qui décrochent plus que les filles. Or, ce qui peut aider un jeune à prendre sa voie, c’est son pouvoir de rêve. Il faut ensuite se réveiller, bien sûr. Le rêve mène au réveil. Mais si un jeune arrive à rêver et à se mettre au travail, il pourra prendre une direction de vie. » Boris Cyrulnik

Prendre le temps de se laisser aller à RÊVER en utilisant la visualisation comme outil d’exploration de ses aspirations profondes semble être un chemin constructif vers l’élaboration d’un projet. C’est un moyen d’autant plus accessible aux jeunes qu’ils traversent une période de vie remplie d’idéalisme. 

C’est aussi l’un des outils que j’utilise dans l’accompagnement d’adultes en transition professionnelle afin de les aider à ouvrir le champ des possibles pour ensuite choisir une voie qui sera davantage en accord avec eux-mêmes.

La bonne nouvelle, c’est qu’à tout âge il est possible de CHANGER !

Et en tant que parent, quel est votre JUSTE PLACE ?

Les jeunes attachent beaucoup d’importance à l’attitude et au soutien de leurs parents dans cette phase de réflexion puis de prise de décision sur leur orientation.

1 – Le dialogue et les échanges

La véritable clé est l’écoute, le dialogue et la communication. Ecouter, cela sous-entend ouvrir son esprit pour entendre ce que votre jeune a vraiment envie au fond de lui et hors de sa structure familiale. Ecouter ses envies mais également entendre ses peurs, ses doutes et lui offrir un espace sécurisant pour lui permettre de les exprimer librement, sans crainte d’être jugé.

2 – L’encouragement

Motiver votre jeune, c’est lui insuffler du courage et de la détermination pour l’inciter ainsi à passer à l’action. C’est l’aider à développer un sentiment d’efficacité personnelle, nourrir la confiance en sa capacité à réussir.

3 – L’accompagnement opérationnel

Le jeune a besoin de se sentir guidé, accompagné de manière concrète. Même si vous ne savez pas trop comment vous y prendre, un accompagnement le plus neutre possible permettra à votre jeune de se sentir libre dans ses choix.

Pour se faire, vous pouvez l’aider à prendre conscience de qui il est. Par exemple, vous pouvez lui proposer d’énoncer ses centres d’intérêt, ses goûts, ses aptitudes, ses valeurs et motivations, en lui rappelant des projets ou des expériences scolaires ou extra scolaires qu’il a aimé et où il a pu créer, se réaliser positivement.

Vous pouvez aussi lui demander de faire des démarches concrètes de son côté (recherches documentaires, fiches métiers, enquêtes professionnelles, salons…) afin de le responsabiliser puis coordonner vos informations afin d’élaborer ensemble un plan d’actions qui convienne à chacun. Cela permet au jeune de se sentir soutenu et rassure le parent sur l’avancée du projet et les étapes qui constituent sa réalisation.

4 – La neutralité bienveillante

Votre rôle est avant tout de lui permettre de développer une bonne estime et une vision positive de lui-même. Vous est forcément une source d’inspiration et d’influence pour lui, il est donc important que vous portiez un regard le plus neutre possible par rapport à son projet d’avenir, en échangeant avec lui sur ses  inquiétudes éventuelles de manière douce et bienveillante, surtout si le projet qu’il dessine ne vous parait pas cohérent avec ce que vous percevez de lui.

5 – Le risque de projections

Soyez également en mesure de faire la différence entre votre projet (désir personnel) pour votre enfant et le projet qu’il souhaite pour lui-même. Faites attention à bien faire la part des choses entre vos propres ambitions et celles de votre enfant. Il ne s’agit pas de prendre votre revanche et de projeter sur lui vos désirs non assouvis, non réalisés !

6 – La juste place

A cet âge, le besoin du jeune est paradoxal, puisqu’il se situe entre la dépendance et l’indépendance, sur un chemin qui le conduira à l’autonomie. Il peut donc s’avérer judicieux d’être présent sans être envahissant, dans ce choix d’orientation et dans tous les domaines de sa vie également.

Il s’agit bien de l’accompagner et non pas de décider pour lui, ni de prendre des décisions à sa place !

7 – Demande d’aide à un tiers

La médiation par un tiers peut être une autre solution. Se faire aider par un membre de son entourage ou  pour plus de neutralité par un professionnel de l’orientation permet souvent d’éviter bien des souffrances et tiraillements familiaux. Le regard neutre et objectif  d’un tiers s’avère souvent bénéfique au bien-être du jeune et de ses parents.

Pour le jeune, ce choix représente souvent le premier vrai choix de sa vie d’adulte . Il est donc important qu’il le fasse en conscience afin de réaliser qu’il est le maître d’oeuvre de sa vie. Devenu responsable de ses choix, il pourra alors créer et choisir la direction qu’il souhaite prendre. A chaque instant, il aura la possibilité de modifier le cours de sa trajectoire…

Je vous souhaite beaucoup de patience et de persévérance pour accompagner le plus sereinement possible vos jeunes dans cette première grande transition de vie.

En tant que mère d’une jeune femme de 18 ans, je suis moi-même chahutée, au cœur de ce processus, m’interrogeant à chaque instant sur ma JUSTE PLACE.

 

Nous avons  toutes et tous des habitudes de fonctionnements, habitudes que nous répétons inlassablement et qui nous conduisent toujours dans la même direction …

Lorsque nous prenons conscience que cette direction n’est plus en adéquation avec nos envies, nos besoins, notre nature profonde, nous décidons alors que le temps est venu de changer.

Changer, de comportement, de mode de pensée, de manière de fonctionner … ne se fait pas du jour au lendemain et demande bien souvent du temps et de la répétition afin que de nouvelles actions ou pensées, de nouveaux schémas puissent s’opérer et se maintenir ensuite dans la durée.

C’est tout l’intérêt et l’objet d’un accompagnement, que ce soit une thérapie ou un coaching : Etre aidé à identifier, à mettre en mots ce que vous désirez profondément puis avancer, pas à pas dans la direction que vous souhaitez.

C’est ce que les Japonais appellent « la voie du Kaizen ».

Lorsque j’ai découvert le poème ci-dessous intitulé « Histoire du trou dans la rue », j’ai vraiment beaucoup aimé la métaphore qui pour moi est une parfaite illustration de ce qu’est le processus du changement.

Belle découverte !

 

Chapitre I
Je marche dans la rue
Sur le trottoir, il y a un grand trou
Je tombe dans le trou
Je suis perdu … désespéré
Ce n’est pas ma faute
Cela me prend une éternité pour en sortir

 

Chapitre II
Je marche dans la même rue
Sur le trottoir, il y a un grand trou
Je prétends que je ne le vois pas
Je retombe encore dedans
Je n’arrive pas à croire que je me retrouve de nouveau dans ce trou
Mais ce n’est pas ma faute
Et de nouveau, cela me prend longtemps pour en sortir

Chapitre III

Je marche dans la même rue
Sur le trottoir, il y a un grand trou
Je vois le trou
Je tombe encore dedans. C’est devenu une habitude
Mes yeux sont grands ouverts
Je sais très bien où je suis
C’est ma faute
J’en sors rapidement

Chapitre IV
Je marche dans la même rue
Sur le trottoir, il y a un grand trou
Je le contourne

Chapitre V
Je marche dans une autre rue.

« Autobiography in Five Chapters »  –  Portia Nelson

 

  1. Prendre le temps chaque jour de sentir calmement la façon dont tu voudrais te relier à toi-même et aux autres
  2. Souviens-toi que tous les êtres humains ont les mêmes besoins
  3. Vérifie ton intention afin de voir si tu es aussi intéressé par la fait que les autres voient leurs besoins autant nourris que les tiens
  4. Quand tu demandes à quelqu’un de faire quelque chose, vérifie d’abord si tu es en train de faire une demande ou une exigence
  5. Au lieu de dire ce que TU NE VEUX PAS qu’une personne fasse, dis-lui plutôt CE QUE TU VOUDRAIS qu’elle fasse et comment elle se sent à l’idée de faire cela
  6.  Au lieu de dire ce que tu voudrais qu’une personne SOIT, dis plutôt quelle action tu souhaites qu’elle FASSE en lien avec tes besoins
  7. Avant d’approuver ou de critiquer l’opinion de qui que ce soit, essaie de percevoir ce que la personne ressent, et ce sont elle a besoin
  8. Au lieu de dire « NON », exprime plutôt quels sont les besoins qui t’empêchent de dire « OUI »
  9. Si tu te sens contrarié, ressens quels sont les besoins en toi qui ne sont pas nourris, et cherche ce que tu pourrais faire pour les nourrir, plutôt que de continuer à ruminer sur ce qui ne tourne pas rond chez les autres ou chez toi
  10. Au lieu de faire l’éloge de quelqu’un qui a fait quelque chose que tu aimes, exprime plutôt la gratitude en lui révélant lesquels de te besoins sont nourris par son action

Marshall B. Rosenberg

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